#INTERVIEW

 

Interview de Madame Anne-Sophie Chambost

 

  • Question 1 – Présentation : Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Anne-Sophie Chambost, je suis maître de conférences en histoire du droit. Formée à Lyon 3, où j’ai soutenu ma thèse en octobre 2000, j’ai eu mon premier poste à l’Université Bretagne Sud. En 2006 j’ai eu une première mutation à l’université Paris Descartes. En 2013, une seconde mutation m’a permis de revenir à Lyon. Si ces mutations sont plutôt rares, elles me permettent de confronter des pratiques différentes.

  • Question 2 – Domaine de spécialisation : quelle est votre période de prédilection ? Votre thème de prédilection ? …

Je suis depuis toujours une « dix-neuvièmiste » convaincue, persuadée (avec Fernand Braudel) que le XIXe siècle est triste, dramatique, génial. Depuis mon travail de thèse, je croise régulièrement l’histoire du droit et les idées politiques. Je travaille aussi sur l’histoire de la pensée juridique et l’histoire des facultés de droit.

  • Question 3 – Souhaitiez-vous devenir professeur d’Histoire du Droit dès le début de vos études ou bien votre choix de carrière a-t-il changé au cours de ces dernières ?

Oui pratiquement. Entrée à la faculté de droit avec l’idée de faire du droit international, le cours d’histoire du droit du professeur Christian Bruschi en première année a été une véritable révélation. Des contacts réguliers avec le professeur Jean-Claude Genin, autre historien du droit, ont achevé de me convaincre que c’était ce que je voulais faire.

  • Question 4 - Promotion du Master 2 Histoire du Droit : Selon vous qu’apporte le Master 2 Histoire et Droit et des Institutions aux étudiants ?

Outre une ouverture culturelle et théorique évidente, l’histoire du droit permet de mettre en perspective les connaissances positives acquises pendant les années d’études, et par conséquent de réévaluer certaines solutions juridiques qu’on présente parfois comme des nouveautés, et dont l’approche historique permet de comprendre qu’on fait souvent du neuf avec de l’ancien (toutes choses égales par ailleurs, évidemment…).

Avec un volume d’heures relativement faible, le M2 d’histoire du droit doit aussi et surtout être une année de lecture pour les étudiants ; dans leur cursus, c’est à peu près la seule occasion qui leur est donnée de pouvoir enrichir les cours par les lectures auxquelles les renvoient les professeurs… pour ne rien dire évidemment des lectures nécessaires à la préparation du mémoire.

 

Nous remercions Madame Chambost pour sa participation